La Commission européenne et le Conseil européen ont choisi comme thématique transversale pour l’année 2009 la créativité et l’innovation. Après avoir mis en avant la mobilité et l’interculturalité, l’Union européenne s’attaque à un troisième pôle important pour favoriser la mise en place de la Stratégie de Lisbonne, stratégie censée faire de l’Europe l’espace le plus compétitif tout en offrant un cadre social respectueux des citoyens. (…)
Du théâtre dans les rues de Kinshasa, Mbuji Mayi et Lubumbashi, une expérience de création artistique pour le développement. - «Est-ce que ça va ? » crie le comédien jouant le rôle du Tata Mapassa. - « Non, non, ça ne va pas ! », répondent en chœur les comédiens. - « Si ne ça ne va pas, ça doit changer ! Et ça va changer grâce à qui ? » renchérit le Tata Mapassa. - « Grâce à moi, à toi, à lui, à elle et à nous tous ! » conclut le chœur, rejoint par le public. (…) Ce spectacle s’inscrit dans une initiative de communication basée sur le théâtre d’action sociale menée par la compagnie Tam-Tam durant les mois de février et mars dans plusieurs communes de Kinshasa mais aussi de Mbuji Mayi et de Lubumbashi. Son objectif ? Conscientiser et mobiliser les communautés bénéficiaires des interventions du Programme d’Urgence de la CTB. (…)
Dans le cadre d’une réflexion globale sur la culture et le développement durable, deux études préalables ont tenté de repérer les liens entre projet socioculturel de développement et préservation de l’espace public tout comme leur contribution au développement du capital social et culturel d’un territoire. Les auteurs ont souhaité achevé leur triptyque par l’étude des éléments contenus dans les projets culturels communautaires qui concourent au développement durable de la collectivité. (…)
En 2006, en marge du FITEB (Festival International du Théâtre du Bénin) s’est tenu un forum sur le financement de la culture en Afrique qui a provoqué, entre les artistes du continent réunis, le constat suivant. Le regard porté sur les initiatives culturelles africaines s’est jusqu’à présent presque exclusivement formé autour d’approches révélatrices de deux siècles de prédominance occidentale. Certaines ont disparu dans le temps. D’autres se sont maintenues et juxtaposées aux plus récentes pour établir un corpus de références hybride sur base duquel les pratiques culturelles africaines sont perçues, jugées, réprouvées ou soutenues. Ces constructions intellectuelles occidentales possèdent encore un effet marquant sur la réception et la production des œuvres des créateurs africains contemporains. Elles ont été et demeurent encore largement déterminées par des mouvements de pensée occidentaux. Sans souci d’exhaustivité, les différents protagonistes de cette réflexion en ont identifié plusieurs. (…)