Après les changements au début de la période de
transition, les politiques culturelles dans les pays
d’Europe centrale et orientale (PECO) ont fait
face à deux demandes contradictoires : la question
identitaire et le besoin d’intégrer le monde, se
battre pour la modernisation. (...)
Dow Chemicals Corporation est une multinationale basée
à Midland, Michigan (EU), elle possède de nombreuses
filiales dans les domaines pharmaceutique,
pétrochimique, du textile et du papier. Dow, à la suite
de nombreuses fusions/acquisitions est devenue
propriétaire de la société Union Carbide,
aujourd’hui disparue mais dont le nom est resté
célèbre pour l’accident survenu il y a plus de 20
ans dans la région de Bhopal, en Inde. (…)
En 1989 le Conseil de l’Europe organisait à
Barcelone, le séminaire de clôture de son programme,
important et réussi, «Culture and Regions», centré sur
les besoins de formation. Ce programme analysait
l’évolution de différentes réalités européennes
(zones périphériques, zones de vieille
industrialisation, etc.) et l’impact que les
différentes politiques et actions culturelles y
avaient, en terme de développement territorial. Une des
conclusions du rapport final était que seule une
minorité de pays européens possédait des formations en
administration de projets culturels pour former des
opérateurs culturels régionaux.
Si elle permet de veiller à une bonne gestion des
activités, l’évaluation n’est pas toujours
exempte d’enjeux lorsqu’il s’agit
d’apprécier et de reconduire des programmes
publics et projets culturels. Les critères utilisés ne
sont pas toujours quantifiables au regard des matières
dites « personnalisables » comme la culture ou
l’éducation et de projets menés en partenariat.
Une évaluation réduite de la sorte pourrait faire
jusqu’à oublier de considérer l’apport de
projets de ce type à la communauté et à son
développement.(…)
Depuis plus de dix ans, un impressionnant arsenal de
mesures visant la relance économique et la résorption
du chômage s’est développé en Région bruxelloise
: contrats de quartier, contrats de sécurité, quartiers
d’initiative, contrats de noyaux commerciaux,
fonds pour la politique des immigrés, sociaal impulse
fond, insertion sociale et autres fonds structurels
européens (Urban, Objectif 2...). (…) Si le
résultat quantitatif peut paraître modeste, il est
important de comprendre que ces pôles ont avant tout
une fonction de laboratoires et de vitrines pour les
quartiers. L’objectif principal consiste à
redonner une image positive et attractive à des zones
défavorisées. (…)
L’objectif principal du papier est de montrer que
seules les « politiques participatives » sont légitimes
dans notre monde contemporain et que
l’enrichissement mutuel complémentaire entre
chercheurs et décideurs politiques provenant des trois
secteurs sera bénéfique à la création de nouveaux
standards plus démocratiques pour l’action
politique. (…)
Cet article présente la manière dont les initiatives
artistiques/culturelles contribuent au développement
d’une identité multiple dans certaines villes
européennes, en gardant à l’esprit la
subjectivité des artistes et la pluralité des cultures
environnantes. Il tente d’établir dans quelle
mesure la diversité culturelle est une source
d’innovation, de créativité, d’esprit
d’entreprise et comment elle peut devenir une
force positive libérant une énergie et des ressources
nouvelles pour le développement des villes. (…)
(…) Le monde des arts et de la culture ne
concerne pas uniquement les artistes et les historiens
de l’art, il intrigue aussi nombre de
sociologues, philosophes et économistes contemporains.
Pourquoi cet engouement ? (…)
Le présent article tend à démontrer qu’un
engagement conscient et fort des associations
culturelles pour une valorisation des compétences
interculturelles pourrait renforcer leur position au
sein d’une société multiculturelle et apporter
des bénéfices tangibles aux institutions ou communautés
qu’elles servent et à la société en général.
(...)
Les opérateurs culturels sont de plus en plus en prise
avec la gestion de projets complexes impliquant
plusieurs partenaires transnationaux issus des secteurs
privés et publics. La coopération transfrontalière à ce
titre ouvre de nouvelles perspectives, mais demande une
connaissance pointue des stratégies et des dispositifs
établis par les autorités des collectivités
territoriales et par l’Union européenne. (...)
(…) Depuis la fin des années 90, on observe en
Communauté française de Belgique comme en Région
bruxelloise un développement des pratiques qui
associent la culture à l’école. Cette tendance,
qui se retrouve également dans d’autres pays
européens, est à mettre en lien avec l’évolution
récente des modèles d’enseignements actuels.
Mais, à l’heure du récent Contrat pour
l’école d’Arena adopté en mai 2005 par le
gouvernement de la CfWB, aucune politique transversale
n’est pourtant mise en œuvre pour inscrire
durablement ces pratiques et, plus largement, la
culture, dans la pédagogie contemporaine. (…)
Depuis la fin de la guerre froide, les festivals se
sont multipliés en Europe de façon spectaculaire.
Personne ne peut dire aujourd’hui quel est leur
nombre exact en Europe. 2000 ? 3000 ? Peut-être plus.
Cette profusion a fait que le profil unique de nombreux
festivals s’est estompé et I’orientation
conceptuelle est devenue moins transparente. Définir la
programmation à établir afin d’obtenir la
reconnaissance artistique, le prestige à acquérir ou
maintenir, le nombre de spectateurs à accueillir, la
part du budget accordé par les sponsors, le nombre
d’emplois à créer ainsi que le nombre de
critiques, coupures de presse et de diffusion sur radio
et télévision dont il doit être I’objet... tout
cela répond à des attentes irréalistes et suscite un
débat controversé et focalisé sur la quantité. (...)
L’irruption des technologies de
l’information et de la communication (TIC) a
débuté il y a une vingtaine d’années, mais son
développement en réseau par le biais d’Internet
lui a donné «un coup de turbo» considérable. Il
s’agit de la création d’un nouveau contexte
qui affecte le fonctionnement du secteur culturel et
ouvre de larges possibilités de distribution et de
consommation de bien culturels. (...)
La culture, on le sait, n’est pas une priorité
des pouvoirs publics en général et de l’Union
européenne en particulier, et il existe une tendance à
la réduction des financements publics des arts.
S’ils subsistent, c’est essentiellement
pour des raisons de moins en moins liées à une
conception portant la culture comme la valeur « absolue
». (…)
Deux constats s’imposent lorsqu’il est
question d’analyser les rapports entre ville(s)
et culture(s) , d’une part la nécessaire
adaptation des institutions culturelles aux réalités de
la ville et d’autre part le manque de soutien
structurel aux opérateurs ayant des pratiques urbaines
innovantes et créatives. (…)
Certains opérateurs culturels ont saisi
l’opportunité offerte par les financements
européens principalement - via les programmes Interreg,
mais aussi Leader+, Natura, Culture 2000-2007, Leonardo
da Vinci - pour développer des partenariats avec les
territoires jouxtant la Communauté française. Ces fonds
ont souvent permis de structurer des contacts
préalables et par la suite d’approfondir les
liens pour déboucher sur des coopérations concrètes.
(...)